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Baromètre de l’énergie 2026 d’Avenergy Suisse: Un approvisionnement énergétique sûr reste la priorité absolue pour la population

La sécurité d’approvisionnement est la priorité absolue de la population en matière de politique énergétique – avant même la neutralité climatique et les prix bas. Par ailleurs, 87% des Suisses ne croient pas que la Suisse atteindra l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. Ces conclusions, ainsi que d’autres résultats passionnants, ressortent du « Baromètre de l’énergie 2026 d’Avenergy Suisse », réalisé pour la deuxième année consécutive par l’institut de recherche Sotomo. Il montre comment la population définit ses priorités au cours d’une année marquée par les crises. 

La guerre en Iran a montré à quelle vitesse les approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz peuvent être perturbés; parallèlement, l’été chaud et sec a rendu tangibles les conséquences du changement climatique. Dans ce contexte, Avenergy Suisse a cherché, dans le cadre de son baromètre énergétique annuel, à déterminer comment la population évalue les questions de politique énergétique et climatique et s’il y a eu des changements au fil du temps. Les résultats dressent un tableau tout à fait nuancé.

Zéro émission nette: l’objectif est fixé, mais la confiance dans sa réalisation fait défaut

Comme l’année dernière, environ 60% des personnes interrogées soutiennent l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. Dans le même temps, 87% d’entre elles ne croient pas que la Suisse atteindra réellement cet objectif – une tendance qui s’est même légèrement renforcée par rapport à l’année précédente. La population considère que les innovations techniques constituent le levier le plus important dans la lutte contre le changement climatique: 94% les jugent importantes, contre 89% l’année dernière. L’action individuelle, c’est-à-dire les efforts de chacun en faveur de la protection du climat, arrive en deuxième position avec 78%. Les réglementations étatiques sont celles qui recueillent le moins de soutien, avec 57%. 

Si l’on examine les intentions d’action des personnes interrogées, l’enquête révèle toutefois certaines contradictions: bien que les mesures individuelles de protection du climat soient jugées extrêmement importantes, seules 57% des personnes interrogées seraient prêtes à orienter davantage leur comportement vers la protection du climat. Et malgré un été caniculaire, les comportements quotidiens n’ont guère changé par rapport à l’année précédente. De plus, à peine la moitié des personnes interrogées (49%) se disent disposées à payer plus cher pour de l’énergie issue de sources renouvelables. Il semble donc exister un certain décalage entre les attentes et les actes. 

Préoccupations liées au niveau de vie, grande importance accordée à la sécurité d’approvisionnement

Une autre contradiction apparaît lorsqu’on aborde la question de l’impact de la transition énergétique sur le niveau de vie : bien que la transition énergétique bénéficie d’un soutien solide, 56% des personnes interrogées estiment qu’elle risque davantage de réduire que de favoriser la prospérité de la Suisse – ce qui correspond à une hausse de 6 points de pourcentage par rapport à l’enquête de 2025. 

L’une des questions centrales de la politique énergétique réside dans ce qu’on appelle le «trilemme énergétique»: l’énergie doit idéalement être disponible de manière sûre, écologique et bon marché – des exigences qui, pour certaines, se contredisent mutuellement. Notre enquête fait apparaître un ordre de priorité clair: pour 83% des Suisses interrogés, la sécurité d’approvisionnement est plus importante que des prix bas et, pour deux tiers (66%), plus importante que la neutralité climatique. La neutralité climatique, quant à elle, l’emporte avec 59% des voix face aux prix bas. Il convient de noter la confiance accordée à l’approvisionnement en produits pétroliers: malgré la crise dans le Golfe, à peine un tiers (31%) des personnes interrogées s’inquiète de l’approvisionnement en combustibles et en carburants. Cela témoigne d’une confiance manifeste dans la résilience de l’approvisionnement en produits pétroliers.  Michael Hermann, géographe politique et directeur général de Sotomo, commente: «L’étude met en évidence un écart remarquable entre les aspirations et les comportements: bien que la protection du climat soit considérée comme importante par une grande majorité de la population suisse, les Suisses n’orientent guère davantage leur comportement quotidien vers la protection du climat.»

Coûts énergétiques: les inquiétudes se concentrent sur les faibles revenus

L’enquête relative au deuxième «Baromètre de l’énergie Avenergy Suisse» s’est déroulée du 3 au 14 juillet 2026, soit quatre mois après le déclenchement de la guerre en Iran, mais avant la forte hausse des prix des carburants et du mazout en septembre. Au moment de l’enquête, une minorité de 39% se sentait fortement touchée par la hausse des prix de l’énergie et 13% s’inquiétaient régulièrement de la capacité future à payer l’électricité, le chauffage et les carburants. L’étude montre également où se situe la charge : dans la tranche de revenus la plus basse (revenu équivalent jusqu’à 4000 francs), une proportion nettement plus importante (22%) s’inquiète régulièrement des coûts énergétiques. Jusqu’à présent, ces prix n’ont guère eu d’incidence sur les comportements : au moment de l’enquête, seuls 17% des personnes interrogées ont moins utilisé leur voiture en raison de la hausse des coûts, et 4% ont moins pris l’avion en raison de la hausse des prix des billets.

Énergies fossiles: sous-estimées – et encore bien présentes dans le système

La population sous-estime nettement la part des énergies fossiles dans la consommation finale suisse: le pétrole est estimé à 30%, alors qu’il représente en réalité 45%. La population est néanmoins consciente de l’importance des énergies fossiles: comme l’année dernière, une grande partie des personnes interrogées (69%) estime que la vie en société s’arrêterait aujourd’hui sans les énergies fossiles (2025: 66%). Pour l’année 2050, la population s’attend à un glissement significatif vers les énergies renouvelables – mais estime que le pétrole et le gaz naturel continueront, même à cette date, à représenter ensemble environ un cinquième de la consommation d’énergie. La transition énergétique est donc manifestement perçue par la population suisse comme un glissement progressif, et non comme une rupture brutale.

«La population considère que la sortie totale des énergies fossiles d’ici 2050 n’est pas réaliste; elle s’attend plutôt à un rééquilibrage progressif. Manifestement, la population perçoit davantage d’obstacles à la mise en œuvre de la transition énergétique que ne le laisse parfois entendre le débat public», explique Michael Hermann.

Pour cette étude, 1726 personnes au total ont été interrogées entre le 3 et le 14 juillet 2026. Les résultats sont représentatifs de la population résidante de Suisse alémanique et romande âgée de 18 ans et plus, toutes langues confondues. Le baromètre de l’énergie paraît pour la deuxième année consécutive; les séries chronologiques sont comparables à celles de l’étude de l’année précédente.

Le «Baromètre de l’énergie Avenergy Suisse 2026» sera disponible au téléchargement à partir du 27 octobre 2026 sur le site web d’Avenergy Suisse, en allemand et en français: 
Télécharcher le Baromètre de l’énergie Avenergy Suisse 2026

Pour toute question:
Ueli Bamert | Responsable communication et politiques
Avenergy Suisse | Spitalgasse 5, 8001 Zurich
Tél.: +41 44 218 50 10 | Portable: +41 79 742 60 21
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | www.avenergy.ch

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